
Le quartier Saint-Félix, à Nantes, ne se résume pas aux bars de la rue Léon Blum ou aux scènes de la salle Michelet. En cherchant un plan pour la soirée d’anniversaire d’un pote, je suis tombé sur le blog karting funkart.fr. Un blog indépendant, tenu par des gens qui parlent de vitesse, de trajectoires et de sessions sur circuit. Ça m’a donné une idée : et si on quittait la ville pour aller sentir l’odeur du caoutchouc brûlé ?
Je ne suis pas un pilote. J’ai fait du kart une fois, il y a dix ans, sur une piste outdoor du côté de Carquefou. J’en garde un souvenir mitigé : casque trop grand, freinages approximatifs, et une douleur aux côtes pendant trois jours. Pourtant, quand j’ai vu que Funkart chroniquait des pistes un peu partout, je me suis dit qu’il fallait retenter le coup. Pas pour la compétition. Pour le fun.
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Une pause dans le rythme nantais
Nantes bouge. Entre les soirées du quartier Saint-Félix, les matchs du FC Nantes et les terrasses qui débordent dès qu’un rayon de soleil pointe, on oublie parfois de sortir de la ville. Le karting, c’est l’occasion de prendre la direction de la périphérie. En vingt minutes de tram et un court trajet en voiture, on change d’air. Les pistes indoor qui fleurissent autour de l’agglomération ouvrent souvent jusqu’à minuit. Parfait pour une soirée improvisée après un concert.
Ce qui m’a plu chez Funkart, c’est justement le ton. Pas de jargon de pilote. Des articles qui racontent des sessions, des erreurs de débutant, des réglages de kart qui changent tout. J’ai appris qu’un kart de location pouvait se conduire avec les hanches autant qu’avec les mains. Bref, des conseils qu’on peut tester le soir même.
Ma session test
J’ai réservé une session de dix minutes sur une piste indoor près du MIN. Trente-deux euros. Un peu cher, mais l’adrénaline est là. Dès les premiers tours, je me suis fait doubler par une gamine de douze ans. Elle prenait les virages en corde, sans freiner. Moi, je freinais trop tôt, je ressortais large. Au bout de cinq tours, j’ai compris : il fallait lâcher le volant dans les courbes serrées, laisser le châssis travailler.
Je ne suis pas devenu rapide. Mais j’ai battu mon record personnel : 47 secondes au tour. Sur une piste de 400 mètres, ça fait une moyenne de 30 km/h. Rien d’impressionnant. Sauf que la sensation, elle, est décuplée. Le karting, c’est une école de modestie.
Réserver sa session de karting au bon créneau
La première chose que j’ai comprise en comparant les pistes indoor de l’agglomération: le tarif dépend surtout de l’heure. En semaine avant 19 heures et après 22 heures, la session de karting coûte souvent 30 à 40 % de moins qu’en soirée du vendredi. Le pack de deux ou trois sessions fait aussi baisser le prix du tour, alors qu’une session unique reste la formule la plus chère au tour. Dernier détail: rouler en fin de soirée donne une piste plus libre, donc moins de temps perdu derrière un peloton et un chrono plus régulier.
Pour la logistique, prévoyez d’arriver vingt minutes avant. Le casque est prêté, la cagoule se facture deux ou trois euros et les chaussures fermées sont obligatoires. Le briefing reprend les drapeaux et le sens de rotation, puis chaque kart est attribué par tirage. Comptez cinq minutes entre deux sessions pour souffler, boire et laisser redescendre le rythme cardiaque.
Un mot sur les tours réels: sur une piste courte, un tour correct se joue souvent entre 45 et 50 secondes. Une session annoncée à dix minutes, une fois retirés la sortie des stands, le tour de chauffe et le drapeau à damier, n’en offre donc qu’une poignée, huit ou neuf au mieux. C’est court. Doubler la mise, c’est souvent ce qui permet de vraiment apprendre une trajectoire et de gagner une seconde.
Après l’effort, le réconfort
On a fini la soirée dans un bar du quartier, près de la place Graslin. Les jambes tremblantes, les mains un peu moites, mais avec cette étrange satisfaction d’avoir dompté une machine. On a parlé de la prochaine session. Peut-être une piste outdoor, plus longue, avec des dépassements plus francs. Funkart en recense plusieurs dans la région.
Ce qui me plaît dans ce genre de sortie, c’est qu’elle casse la routine. On ne se contente pas de boire un verre en refaisant le monde. On agit. On transpire. On rit de ses propres erreurs.
Le karting n’est pas réservé aux fans de sport auto. C’est une activité sociale. On y va entre amis, en famille, ou même en solo pour se vider la tête. Et si vous cherchez des idées, des conseils ou des retours d’expérience, le blog karting funkart.fr mérite un détour. C’est écrit sans prétention, avec l’envie de partager.
La prochaine fois que la salle Michelet affiche complet, je saurai quoi faire. Direction le circuit. Et cette fois, promis, j’essaie de ne pas me faire humilier par un enfant de douze ans.




